Si nous sommes très attachés à la dimension internationale de la coopération scientifique, force est de constater que ces dernières années certains partenariats et certains financements, impliquant notamment la Chine, ne sauraient être qualifiés autrement que comme des phénomènes d’influence/ingérence voire même parfois d’espionnage. Le plus souvent, ces liaisons dangereuses trouvent leur origine puis s’enkystent dans la situation financière dégradée de la recherche et de l’enseignement supérieur en Europe. Nous sommes pleinement conscients de ce phénomène, examiné en détail sous la houlette de Raphaël Glucksmann dans le cadre de la commission spéciale sur les ingérence étrangères. Dans le cadre de la présidence française de l’UE en 2022, Nora Mebarek avait également eu l’occasion d’interroger la ministre de l’époque Mme Vidal sur la nécessaire réaction européenne (https://x.com/MebarekNora/status/1487414172480643088?s=20&t=j8gR3HJyeM9ErrIgzuEN0A). En plus du mécanisme européen sur la liberté académique évoqué plus haut et qui trouverait à s’appliquer ici également, nous appelons à la création d’un centre d’excellence de l’UE pour la lutte contre les manipulations de l’information et les ingérences étrangères [proposition 9].

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