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Jun 5, 2024
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La liberté académique, comme la liberté d’enseigner sont essentielles à nos démocraties, à la qualité de l’apprentissage et de la recherche. Nous voulons nous engager pour garantir aux enseignants et aux étudiants, ainsi qu’aux chercheurs la liberté de pensée et d’investigation, la liberté de communiquer les résultats. Le communiqué de Rome de 2020 fixe ainsi un cadre permettant d’évaluer le degré de liberté académique. Nous proposons : – Intégrer une analyse du respect des valeurs fondamentales de l’Union dans les rapports annuels sur l’État de droit réalisés par la Commission. Cette analyse pourrait intégrer la liberté académique pour les universités de chaque Etats-membres. – Renforcer la protection des lanceurs et des lanceuses d’alerte en élargissant le champ d’application de la directive notamment à la protection des travailleuses et des travailleurs. Nous nous mobiliserons aux côtés des communautés de chercheurs et d’enseignant contre le définancement de certaines filières (ex: les sciences humaines et sociales, la recherche sur le genre). La suspension des financements sous prétextes politiques, que l’on observe en France (Région Auvergne Rhône-Alpes vis-à-vis de SciencesPo Grenoble, Région Ile-de-France vis-à-vis de SciencesPo Paris à la suite des manifestations en soutien aux gazaouis). Au Parlement européen, nous pouvons prendre des résolutions pour engager la Commission à agir notamment sur l’Etat de droit. Gwendoline Delbos-Corfield, député européenne écologiste sortante a ainsi porté le rapport sur la Hongrie permettant de suspendre les fonds européens. Nous continuerons ce travail. De plus, les députés peuvent visibiliser des sujets, leur donner une résonance européenne et participer ainsi à mobiliser la société civile.
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Nous sommes engagés pour améliorer les conditions de travail et de vie de chacun et de chacune. De façon générale, nous proposons notamment : – Établir un cadre européen pour promouvoir la convergence vers le haut des salaires , en poursuivant la directive sur le salaire minimum. – Établir une directive-cadre sur le revenu minimum afin d’instaurer et garantir un niveau adéquat d’aide (60 % du revenu médian) dans chaque pays de l’UE pour les personnes entre deux emplois ou qui ne peuvent pas travailler. – Limiter les écarts de salaires de 1 à 20 au sein des entreprises européennes. – Lutter contre les écarts de salaires entre les femmes et les hommes au sein des entreprises européennes en renforçant les obligations de transparence et les contrôles par des mesures contraignantes pour les entreprises et les pouvoirs publics. – Un droit européen à la formation tout au long de la vie et à l’accompagnement des transitions professionnelles vers les métiers verts afin de sécuriser les parcours professionnels.Nous voulons également encourager la mobilité des chercheurs, comme des autres professionnelles en organisant la reconnaissance mutuelle et la portabilité des droits, notamment à travers le développement d’un Etat-providence écologique européen.
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