L’Europe puissance que nous voulons doit nous permettre à la fois de tutoyer les sommets et de jouer dans la même cour que les grands concurrents internationaux, tout en associant un nombre croissant de chercheurs, d’universités et de centres de recherche partout en Europe pour tirer l’ensemble vers le haut. Dans un contexte où les disparités socio-économiques sont encore très loin d’avoir disparu au sein de l’UE, le programme que vous citez vise à contrebalancer certains effets « procycliques » d’Horizon (mettre toujours plus de moyens là où il y en a déjà, creusant davantage les disparités préexistantes) et à limiter le phénomène de « club » d’universités ou d’instituts de recherche se partageant la plus grande part des financements. Horizon Europe a statistiquement élargi son pool de participation, y-compris dans les pays UE15, par rapport à Horizon 2020. En revanche ces derniers ont perdu du terrain dans le rôle de coordination des projets collaboratifs et les candidats de ces pays continuent d’avoir beaucoup de mal à décrocher des bourses CER. Pour respecter notre premier objectif, le critère d’excellence (seul qui vaut pour les bourses CER) ne saurait être galvaudé. Mais les outils d’élargissement doivent être maintenus et renforcés, de façon à ce que parallèlement et notamment via les projets collaboratifs, les acteurs UE15 puissent monter en gamme. Ce qui passera également par les outils et fonds de la cohésion, pour que les États et les collectivités puissent garantir des conditions socio-économiques moins disparates et plus attractives, bien réparties sur le territoire européen [proposition 199 sur la politique de cohésion comme pilier du développement économique de l’UE].

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