Le monde de la recherche est aujourd’hui profondément inégalitaire, à cause du règne du “tout-anglais”. Les chercheurs qui sont anglophones de naissance bénéficient d’un avantage considérable sur les autres chercheurs, qui doivent consacrer des années d’efforts à apprendre l’anglais et perdre du temps et de l’argent à faire traduire ou contrôler linguistiquement leurs articles. Il faut rappeler que les droits linguistiques font partie des droits humains et que la déclaration universelle des droits humains réprouve toutes les discriminations, y compris les discriminations linguistiques.