La mobilité universitaire via Erasmus + (que nous proposons de renforcer et d’élargir, proposition 272) comme la mobilité au sein de l’Espace européen de la recherche sont de formidables accélérateurs d’intégration européenne. L’accent que nous souhaitons mettre sur la politique de cohésion (évoquée plus haut) doit permettre de contrer l’effet de « désertification intellectuelle » ou de fuite des cerveaux constaté dans certains États membres. Mais au-delà de cette perspective centrée sur les carrières académiques, nous considérons que l’UE doit s’appuyer sur un effort majeur en matière de recherche et d’innovation sur différentes thématiques pour faire face aux défis majeurs de notre temps, qui nous sont posés à l’échelle du continent : politique industrielle [proposition 24], santé [propositions 51 et 222], sécurité sanitaire [proposition 131], alimentation [proposition 173], développement durable notamment la question de l’eau [proposition 98] ou la réduction de l’usage des pesticides [proposition 128]. Ces axes rejoignent largement ceux dits du « 2e pilier » d’Horizon Europe (santé, numérique, climat, énergie, mobilité, sécurité civile, alimentation et ressources naturelles) mais nous considérons qu’au-delà de ce la recherche apporte en termes d’avancées scientifiques et à terme, de gains économiques ou de bien-être, elle devrait être un référentiel plus présent et mieux pris en compte dans l’édification par les institutions politiques des politiques publiques et des cadres réglementaires sectoriels (ce qui nous ramène en partie aux instances telles que le STOA évoqué plus haut).

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