La liberté académique, comme la liberté d’enseigner sont essentielles à nos démocraties, à la qualité de l’apprentissage et de la recherche. Nous voulons nous engager pour garantir aux enseignants et aux étudiants, ainsi qu’aux chercheurs la liberté de pensée et d’investigation, la liberté de communiquer les résultats. Le communiqué de Rome de 2020 fixe ainsi un cadre permettant d’évaluer le degré de liberté académique. Nous proposons : – Intégrer une analyse du respect des valeurs fondamentales de l’Union dans les rapports annuels sur l’État de droit réalisés par la Commission. Cette analyse pourrait intégrer la liberté académique pour les universités de chaque Etats-membres. – Renforcer la protection des lanceurs et des lanceuses d’alerte en élargissant le champ d’application de la directive notamment à la protection des travailleuses et des travailleurs. Nous nous mobiliserons aux côtés des communautés de chercheurs et d’enseignant contre le définancement de certaines filières (ex: les sciences humaines et sociales, la recherche sur le genre). La suspension des financements sous prétextes politiques, que l’on observe en France (Région Auvergne Rhône-Alpes vis-à-vis de SciencesPo Grenoble, Région Ile-de-France vis-à-vis de SciencesPo Paris à la suite des manifestations en soutien aux gazaouis). Au Parlement européen, nous pouvons prendre des résolutions pour engager la Commission à agir notamment sur l’Etat de droit. Gwendoline Delbos-Corfield, député européenne écologiste sortante a ainsi porté le rapport sur la Hongrie permettant de suspendre les fonds européens. Nous continuerons ce travail. De plus, les députés peuvent visibiliser des sujets, leur donner une résonance européenne et participer ainsi à mobiliser la société civile.